Pierre Bérégovoy : De l’usine à Matignon

Ouvrier devenu Premier ministre, Pierre Bérégovoy incarne la méritocratie républicaine. Attaqué pour un prêt sans intérêts et se sentant responsable de la défaite de son camp en 1993, il tint à rétablir son honneur en se suicidant le 1er mai, jour si symbolique pour le syndicaliste qu’il fût.

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Discours d’Olivier FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, à Aubervilliers

« (…) Alors, on me dit : « Olivier, le rassemblement c’est bien mais c’est toujours au détriment de la clarté ». Mes camarades, je vous le dis, si clarification c’est l’autre mot pour dire la division, alors je n’en suis pas.
Si en revanche clarification, c’est le mot pour dire élaboration collective, dépassement dynamique des clivages, refus des postures artificielles alors je dis banco !
Les débats ne m’ont jamais fait peur. Mais, à l’issue d’un débat, le respect de la décision collective est de rigueur.
Je ne crois pas aux gauches irréconciliables, même si les ambitions le sont devenues. Je crois en la collégialité, en l’esprit de responsabilité là où tant d’autres ne jurent que par la verticalité.
Mélenchon, Hamon, Macron, Wauquiez, Le Pen croient en leur destin individuel. Je crois en notre destin collectif.
Pour que ce destin soit possible, nous devons nous réinventer. Car si l’idée socialiste est une idée fixe, dirigée en permanence contre les injustices, ce n’est pas une idée figée.
Mais, si nous devons changer, il y a aussi tout ce qui ne doit pas changer. Nos valeurs. Celles qui fondent notre engagement. Celles qui ont conduit des millions de femmes et d’hommes à rejoindre nos combats. (…) »
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Intervention de Monsieur André LAIGNEL au 100e Congrès de l’Association des Maires de France

Que le Président se rassure, nous ne croyons pas au Père Noël. Il paraît que c’est l’une de ses grandes craintes. Mais nous ne croyons pas non plus à la flatterie. 

Nous voulons des engagements clairs : respecter la libre administration, garantir les moyens, améliorer la péréquation, alléger les normes et les contraintes. C’est sur ces bases qu’un dialogue fructueux peut s’engager.

Mais sans avancée majeure, à mon sens, aucun pacte n’est possible. Ce serait une occasion ratée et nous serions conduits à considérer avec Tocqueville qu’il « est des résistances honnêtes et des rébellions légitimes ».

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