Pour un Département au rendez-vous de l’urgence sociale !

Nous savons que nous avons et aurons à affronter une crise économique et sociale rude et sans précédent depuis quelques décennies, qui a déjà fait basculer 1 million de Français dans la pauvreté.

Localement, le nombre d’allocataires du RSA augmente fortement, et les acteurs de terrain confirment les difficultés croissantes de nombreux Morbihannais, constatées notamment par l’augmentation significative des demandes d’aide alimentaire. Les conséquences économiques et sociales, en particulier en termes de précarisation de la société mais également d’impact psychologique, n’en seront que plus douloureuses.

Alors que cette situation sanitaire remet les questions de solidarité au centre des préoccupations, le Conseil départemental en tant que collectivité chef de file des solidarités, doit prendre toute sa place. Nous devons servir d’airbag pour protéger les plus fragiles, pour repenser nos modes d’intervention sociale, pour sauvegarder notre vitalité associative, pour soutenir notre économie locale… anticiper pour mieux rebondir par la suite !

Malgré un contexte difficile, la situation financière du département demeure solide et la collectivité conserve des moyens d’agir. Afin de répondre aux attentes de nos concitoyens et des fragilités du système mises en lumière par la COVID, je propose d’orienter l’action du Département autour de 2 principaux enjeux :

  • Accompagner en proximité les personnes en fragilité sociale avec un focus particulier sur la jeunesse,
  • Faire du Morbihan un territoire résilient en investissant et en soutenant les secteurs sinistrés et fragilisés pour les aider également à anticiper de futures crises.

Accompagner les personnes en fragilité sociale

Les compétences de solidarité du Département sont d’autant plus essentielles que la crise sanitaire actuelle touche toutes les personnes sans distinction. Pour autant, ce sont, hélas, les familles modestes notamment monoparentales, les personnes âgées isolées, les personnes fragilisées par un handicap qui basculent ou risquent de basculer dans la précarité.

Il est nécessaire de poursuivre l’adaptation de nos dispositifs au vieillissement de la population, particulièrement au maintien à domicile : encourager les familles d’accueil pour personnes âgées, développer les solutions de répit pour les aidants, expérimenter le viager solidaire.

Un tiers des étudiants sont en difficulté psychologique, les collégiens ont vu leurs habitudes scolaires se modifier considérablement durant cette année. Je propose ainsi de développer une politique jeunesse, absente actuellement au département, par des actions simples :

  • Réhabiliter l’aide à l’enseignement supérieure pour des actions sociales auprès des étudiants : paniers alimentaires et d’hygiène, culture/sport, aide psychologique
  • Créer une bourse à impact social et environnemental pour soutenir l’entreprenariat chez les moins de 30 ans, en partenariat avec des acteurs morbihannais.
  • Renforcer l’accompagnement en matière de prévention santé, hygiène de vie, y compris pour les mineurs non accompagnés. Mieux vaut prévenir plutôt que guérir.
  • Développer des tarifs solidaires de connexion et d’achats de matériels numériques (valables pour d’autres publics)

Faire du Morbihan un territoire résilient

Le monde économique est également durablement touché. Il nous faut additionner nos forces à celles des autres collectivités. La crise sanitaire nous a montré à quel point un territoire devait être capable de s’adapter au maximum à son environnement proche, afin d’absorber les défis climatiques et leurs conséquences.

Nous n’avons certes plus la compétence économie mais nous pouvons agir très concrètement sur l’emploi local :

  • en augmentant l’intensité de nos investissements (je pense évidemment aux collèges) mais pas sans conditions. Il faut calibrer nos cahiers des charges lors des appels d’offres afin d’élever nos exigences environnementales.
  • en soutenant l’Economie Sociale et Solidaire par la création d’un fond spécifique afin de développer des emplois non délocalisables et répondant aux besoins du territoire avec des solutions « sur mesure ».
  • en promouvant une restauration collective de qualité et développer une politique de l’alimentation

Les prochaines échéances électorales arrivent et les forces de gauche et écologistes devront proposer des mesures pour amortir les chocs à venir, anticiper et projeter le Morbihan vers un territoire solidaire et responsable.

Gaëlle LE STRADIC

EN COMPLÉMENT :

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