L’éducation populaire pour quoi faire ?


Depuis la loi NOTRe, l’éducation populaire constitue l’une des compétences du Département.

Mais à quoi sert-elle vraiment ?

Et comment l’utiliser ?

Une dimension émancipatrice

Les démarches d’éducation populaire visent deux types d’objectifs, en liant toujours les dimensions individuelle, collective et politique. Le 1er objectif est de gagner en audace, en créativité, en capacité à penser par soi-même ; de se questionner sur l’état des choses tel qu’il est ; de s’autoriser à, de se sentir habilité à, de se sentir capable de, de favoriser une éducation de toutes et de tous, de favoriser une valorisation des savoirs de chacun. Le 2ème objectif de l’éducation populaire, c’est aussi de provoquer l’envie irrésistible, si possible, d’améliorer la société.

Dans ce cadre, il va s’agir d’aller d’un pouvoir intérieur vers un pouvoir de, puis à un pouvoir sur. Il faut libérer son imaginaire, oser l’utopie  et se donner des objectifs atteignables en termes d’action. Il faut s’efforcer d’accroître la conscience d’appartenir à une société, et de se sentir responsable au sein de cette société. Il s’agit de pratiquer la démocratie. L’éducation populaire est essentielle et n’a peut-être jamais été aussi vitale aujourd’hui pour le lien social de notre pays. Le développement de notre société de l’information et de la communication bouleverse le régime des savoirs et les formes d’engagements. Notre société est en effet en train de vivre des mutations majeures.Les politiques publiques doivent s’adapter mais elles ont besoin d’un appui, d’un relais et surtout d’un outil innovant.

De par la nature même de son projet, l’éducation populaire est en parfait accord avec les préoccupations modernes. Elle a pour principe d’éduquer dans tous les sens du terme. C’est dans l’éducation populaire que nous trouverons quelques une des réponses que les institutions et les acteurs publics n’apportent pas aujourd’hui. Il faut améliorer la connaissance de l’éducation populaire la rendre plus lisible et surtout construire une représentation collective à la hauteur de son importance sur le terrain.

Une éducation populaire absente des politiques de la majorité départementale

Depuis la loi Notre, l’éducation populaire est une des compétences obligatoires des départementaux. Pourtant, dans le Morbihan, cette compétence n’existe pas ! La majorité départementale nous explique qu’elle se pratique au sein des clubs sportifs ! Soit, mais l’éducation populaire ne se cantonne pas à cela, l’éducation populaire est présente dans les centres sociaux, dans les maisons de quartier, dans les associations culturelles et sportives. En fin de compte elle est présente dans tout le monde associatif qui intervient auprès de nos jeunes.

Notre groupe de Gauche se bat pour inscrire une ligne spécifique et financière pour l’éducation populaire. Nous avons proposé de travailler avec la majorité départementale pour dessiner les contours et le contenu que l’on souhaite afficher pour valoriser notre soutien à l’éducation populaire et à tous les acteurs qui chaque jour œuvrent sur le terrain auprès de nos jeunes. Nous sommes toujours dans l’attente de mise en place d’un groupe de travail sur cette compétence !

 

Bruno Blanchard 

EN COMPLÉMENT :

Éducation populaire : le temps de l'engagement, par Michel Ménard, note pour la Fondation Jean Jaurès

Le groupe de gauche

au Conseil départemental :