Être de gauche c’est une révolte optimiste contre les injustices

Corinne Narassiguin a clôturé les travaux de rentrée de la fédération en prononçant le discours que voici.

Cet après-midi de débat a été à l’image de ce que nous voulons réaliser dans le travail de reconstruction du parti : l’ouverture, le débat, le partage des expériences et des idées, sur des sujets qui touchent au plus près du quotidien et même de l'intime d’une partie de nos concitoyens - comme pour la question du handicap, aux sujets qui ont un impact sur tous - comme la question écologique, et sachant ouvrir des perspectives transversales du plus local au plus global. 

Le socialisme ne se contente pas de la contestation, il vise à transformer le réel

(...) Etre de gauche c’est une révolte, une colère. Non pas cette colère qui nourrit les haines et qui mène aux extrêmes, mais une révolte optimiste contre les injustices, qui veut porter l’espoir à travers une vision globale sociale, écologique et démocratique. C’est ce que nous avons à reconstruire aujourd’hui.

Dans un contexte politique nouveau, bousculé, le défi que nous avons à relever est double : d’une part affirmer l’identité socialiste en liant l’exigence de justice sociale, l’urgence écologique, et l’approfondissement démocratique, et d’autre part participer activement au rassemblement de la gauche à travers des combats communs. Ces deux défis sont complémentaires, car notre identité socialiste est celle d’une gauche qui ne se contente pas de la contestation, mais une gauche qui veut exercer le pouvoir pour transformer le réel. Pour cela le rassemblement de la gauche dans le respect de la diversité de cette gauche est essentiel.

Nous avons tenté d’ouvrir ce chemin aux européennes, le résultat espéré n’a pas été au rendez-vous, mais l’émiettement persistant de la gauche montre que nous avons eu raison de faire ce choix et de le poursuivre aujourd’hui. C’est dans cet esprit de rassemblement à travers la co-construction des combats communs de la gauche que nous préparons les élections municipales, puis départementales et régionales.

C’est par l’exemple de la réussite de nos politiques locales, par la qualité des projets territoriaux que nous porterons, que nous pourrons reconstruire le lien de confiance avec les électeurs.

(...)

Le socialisme : Des valeurs universelles dont nous pouvons être fiers

Pour terminer, je vous dis : soyez fiers. Fiers d’être socialistes. Nous avons tous des regrets, des déceptions ou même des colères par rapport à ce que nous n’avons pas fait ou ce que nous n’aurions pas du faire dans le quinquennat précédent. Mais nous avons fait beaucoup de choses dont nous pouvons être fiers. Quand on voit ce que fait Emmanuel Macron, on peut se rappeler que nous avons bien mené une politique de gauche. Et au delà du quinquennat précédent, nous sommes les héritiers d’une longue histoire dont nous pouvons être fiers, car elle a beaucoup apporté à la gauche, à la France et à l’Europe.

Les valeurs que nous portons sont universelles, et elles sont plus que jamais nécessaires dans le moment et le monde où l’on vit. A nous de leur donner corps à travers des projets concrets capables de convaincre à nouveau à nos concitoyens.

Corinne Narassiguin

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