TEXTE #2 : CHER.E.S CAMARADES1er signataire : Stéphane LE FOLL

Communication des mandataires départementaux de Stéphane LE FOLL :

Les militant.e.s soutiens du T.O. n°2 "Cher.e.s camarades" ont décidé de ne pas présenter de candidature à l'élection au poste de 1er secrétaire fédéral du Morbihan du 29 mars.

Conformément à la volonté de rassemblement prônée par le 1er signataire du T.O n°2 Stéphane Le Foll, et malgré le score de 40,45% obtenu lors du vote du 15 mars dans la fédération, nous avons décidé de nous engager dans ce mandat à travailler avec l'ensemble des composantes du nouveau conseil fédéral.

Nous avons indiqué dans notre intervention * lors du congrès de la fédération, la feuille de route que nous entendions porter au conseil fédéral lors de ce nouveau mandat. Nous veillerons à son appropriation, son partage et sa mise en oeuvre et c'est sur cette base que nous construirons notre engagement de rassemblement.

Bruno JAOUEN, mandataire départemental suppléant 

Vidéo / Communication de Stéphane LE FOLL après le vote du 15 mars

CHER-E-S CAMARADES,

Le Mans, le 27 janvier 2017

Cher.e.s camarades, c’est à vous qu’il revient de décider maintenant. La défaite de 2017 met en cause notre existence en tant qu’organisation politique. Sommes-nous collectivement capables de retrouver la fierté, la lucidité, la confiance, en somme l’esprit de camaraderie ?

Cher.e.s camarades, nous devons  retrouver  la confiance en nous, mais aussi la confiance des Français.es. Rien ne sera possible sans une présence et une voix forte dans le débat public.

C’est pour cela que j’ai décidé de me présenter devant vous, de solliciter vos suffrages sans chercher à masquer mon engagement, mes fidélités, ma loyauté à l’égard de François Hollande, ni mon expérience gouvernementale. Je veux faire de mon histoire, de mes engagements et de ma sincérité un atout pour nous relever tous ensemble.

Cher.e.s camarades, vous êtes les seul.e.s juges, vous devez retrouver pleinement votre liberté de choix, loin, très loin des accords d’appareil. Mon expérience et ma force de conviction seront utiles pour peser dans le débat.

Ma fidélité à nos valeurs, c’est aussi une cohérence politique et une clarté qui nous ont fait défaut depuis plusieurs années. Jaurès disait que « seule la clarté est révolutionnaire ». Dans une nouvelle majorité, qui ne serait unie que sous la bannière du renouvellement sans véritable envie de partager une ambition collective, le risque est de se diviser à nouveau sur de jeunes ambitions individuelles.

Cher.e.s camarades, je m’engage à rassembler et redonner confiance, en réformant notre fonctionnement, en renouvelant les équipes pour que, dans deux ans, après les européennes et d’ici les municipales, nous ayons réussi à redresser notre image. Ce travail est ma responsabilité, il doit permettre ensuite de lancer de nouveaux talents à la reconquête de notre pays et de nos territoires.

***

Mes cher.e.s camarades, « il ne faut jamais laisser tomber le drapeau du socialisme » disait François Mitterrand car il y aura toujours quelqu’un pour le reprendre. Oui, les partis peuvent mourir surtout quand ils sont mal dirigés. Mais nos idées vivent, ce sont les flammes des esprits des hommes et des femmes pour le progrès, la solidarité, 

l’internationalisme, l’écologie, le féminisme, le refus du nationalisme, de l’enfermement et des réflexes identitaires. Nos idées vivent car il faut porter un espoir pour ceux à qui l’ordre du monde et des choses ne donnent plus d’espoir.

Mes cher.e.s camarades, être lucide c’est regarder notre échec honnêtement. Nous avons certes réussi à redresser la France d’une situation catastrophique laissée par Nicolas Sarkozy mais le dernier quinquennat s’est soldé par un échec sans précédent à un moment pourtant où les résultats économiques arrivaient, fruit de toutes les mesures prises. La lucidité, c’est admettre les erreurs pour ne plus les reproduire. La déchéance de nationalité ne peut être dissociée du contexte dans lequel la décision a été prise. Une erreur de calendrier et de méthode a été faite avec la loi travail. La communication sur l’action du Gouvernement n’était pas bonne. Pour être lucide il faut aussi acter que nos divisions et l’opposition résolue des frondeurs, auront coûté cher.

Cher.e.s camarades, il faut maintenant se relever, sortir et construire un avenir ensemble. Retrouver notre place, c’est être dans une opposition à cette majorité. Opposition résolue à la loi de finances, une loi pour les plus riches, et à la réforme annoncée des retraites. Mais opposition intelligente pour rester en phase avec nos concitoyen.ne.s qui sont fatigués des querelles politiciennes.

***

C’est ce que je crois être l’enjeu de cette période de débat qui s’ouvre, se joue l’avenir de notre force politique. Chacun doit y réfléchir, surtout les militant-e-s, ces fidèles de l’engagement socialiste, ceux qui ont passé les épreuves des défaites et les joies des victoires, vous toutes et tous que je connais si bien. C’est à vous de prendre la parole et de redonner un destin et un avenir à notre belle histoire politique, à nos idées. J’ai conscience que la tâche ne sera pas facile mais si j’ai choisi Jaurès pour l’avenir c’est parce que nos idées restent bien présentes en France et à l’échelle européenne. Nous ne serons plus les préparateurs fébriles du grand soir mais les bâtisseurs des alternances démocratiques qui font avancer toute la société qui donnent un espoir concret à ceux qui l’ont perdu.

Mes cher.e.s camarades c’est à vous de choisir.

La revue de presse

Chaîne youtube « Indécis »
Interview de Stéphane Le Foll
 
France 3 : "Dimanche en Politique"
À la conquête d’un autre renouvellement
 
Les Échos
« J’ai une capacité à porter cette voix du PS »
 
Libération
Stéphane Le Foll : « Face à Wauquiez, Le Pen ou Mélenchon, il va falloir percuter, et ça je sais faire»
 
Je choisis Jaurès car il voulait faire l’Europe, celle qui « libérera les vaincus des servitudes et des douleurs »
Je choisis Jaurès parce qu’il s’est battu pour l’égalité et les droits pour tous les humiliés pour la justice sociale.
Le Parti socialiste, après sa défaite, est condamné à se repenser dans son action, son organisation et son identité.
L’enjeu c’est de rester dans l’humanité comme l’a toujours souhaité Jaurès, sans céder au repli, à la haine, aux populismes et aux nationalismes et réinventer un nouvel internationalisme. Rien dans ce moment si particulier n’est acquis quant à notre avenir politique, même si nos idées sont aujourd’hui toujours présentes. Elles sont indissociables de l’idée de justice sociale, de progrès partagé, de refus des déterminismes sociaux, d’indignation face à l’humiliation, de notre aspiration à l’ouverture à l’Europe et au monde.
Stéphane Le Foll, 21 novembre 2017

 #SLF DANS LE #56

 Odette HERVIAUX (Titulaire)

Bruno JAOUEN (Suppléant)

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