Législatives : Des investitures au cas par cas

Maxime Picard, premier secrétaire fédéral du PS dans le Morbihan.

Maxime Picard, premier secrétaire fédéral du PS dans le Morbihan.

 

Entre les candidats aux législatives du Parti socialiste et de La République en marche, dans le Morbihan, il y a quasiment autant de cas de figure que de circonscriptions. Maxime Picard, premier secrétaire fédéral du PS dans le département, fait le point.
« Nous souhaitons que nos parlementaires s'inscrivent dans la majorité présidentielle, quitte à être critiques, plutôt que d'être dans l'opposition », résume Maxime Picard, premier secrétaire fédéral du PS du Morbihan. « Si cela devient trop difficile, nous ne nous interdisons pas de quitter cette majorité. Dans un premier temps, nous sommes dans la bienveillance et nous parions sur la réussite du gouvernement d'Emmanuel Macron. Dans un deuxième temps, nous prendrons nos responsabilités... », ajoute-t-il.

« Pragmatisme »

 

« C'est un acte politique extrêmement fort et un élément de crédibilité pour le Parti socialiste. C'est une stratégie qui se développe au fur et à mesure, "en marche". Et ça, c'est une nouvelle façon de faire de la politique, très pragmatique ».

Le pragmatisme, c'est ce qui a présidé aux investitures pour les législatives dans les six circonscriptions du Morbihan selon Maxime Picard. « Il y a quelques années, les candidats La République en Marche auraient très bien pu être dans des tickets avec le PS », analyse le premier secrétaire fédéral. Pas simple pourtant d'expliquer aux militants et sympathisants les choix faits par le PS étant donné qu'il y a quasiment autant de cas de figure que de circonscriptions. Et donc autant de plans de campagne différents.

Trois sortants sous l'étiquette La République en marche

 

Trois des quatre députés sortants - Hervé Pellois (Vannes-Sarzeau), Paul Molac (Ploërmel-La Roche-Bernard) et Gwendal Rouillard (Lorient-Ploemeur) - se présentent sous la bannière La République en marche. Même si les deux premiers n'étaient pas cartés PS, « on sait ce qu'ils défendront à l'Assemblée nationale, même s'ils siègent dans le groupe majoritaire », souligne Maxime Picard. La circonscription d'Auray - Port-Louis ne compte pas de candidat LREM mais une socialiste, Stéphanie Le Squer. « Elle est de la famille politique de Jean-Yves Le Drian. On va la défendre ».

Dans la troisième circonscription (Pontivy-Elven), la candidate PS, Marie-Christine Le Mouël, devra affronter une candidate LREM, Nicole Le Peih. « Ces deux candidatures se complètent », assure le premier secrétaire fédéral.

Haro sur les frondeurs

 

Dans la sixième circonscription (Hennebont-Gourin), où Jean-Michel Jacques a été investi par LREM, le candidat PS Jérôme Decrock, s'est finalement désisté. « Nous avons fait le choix, courageux, de ne pas y aller », explique Maxime Picard.

L'objectif est clair : « Faire battre tout candidat qui ne rentre pas dans le périmètre de la majorité présidentielle ». Et la cible, désignée : « le frondeur Philippe Noguès ». Le député sortant se présente, lui, sous l'étiquette divers gauche.

 

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