Liban, un avenir incertain

Joseph Tohmé – Fondation Jean Jaurès, Mohammed Al-Joummaa - Directeur du centre socioculturel au camp palestinien de Bourj-Al-Chamali, Gwendal Rouillard et le responsable de la cellule Internet du centre socioculturel.

Joseph Tohmé – Fondation Jean Jaurès, Mohammed Al-Joummaa – Directeur du centre socioculturel au camp palestinien de Bourj-Al-Chamali, Gwendal Rouillard et le responsable de la cellule Internet du centre socioculturel.

Auteur: Gwendal Rouillard

Dans le cadre du partenariat avec la Fondation Jean Jaurès, Gwendal Rouillard s’est déplacé au Liban, du 10 au 13 décembre. Dans un contexte marqué par l’assassinat du député et journaliste Gebran Tueini, il a rencontré plusieurs acteurs libanais et palestiniens à Beyrouth, Saïda et Tyr. L’occasion d’échanger sur l’avenir du Parti socialiste en France et sur les perspectives démocratiques au Liban.

 

L’engagement des jeunes pour la Démocratie

Lors d’un séminaire de deux jours, le secteur international de la Fondation Jean Jaurès – par l’intermédiaire d’Alain Chenal et Joseph Tohmé – a rassemblé les principaux représentants des organisations politiques de jeunesse libanaises : Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt, Parti du Futur de Saad Hariri, Parti de la Gauche démocratique, Parti national libre de Camille Chamoun, Bloc national de Raymond Heddé, Parti des Kataeb de Pierre Gemayel et les Forces libanaises de Samir Geagea.

Les jeunes militants se sont félicités d’avoir participé activement au mouvement dit “du 14 mars”, qui a contribué en partie au retrait de la Syrie du Liban (avril 2005). Dans le même esprit, ils ont exprimé leur volonté de construire ensemble une société démocratique. Malgré un passé douloureux (la guerre civile a fait 150 000 morts entre 1975 et 1990), ils aspirent à dépasser – au moins en partie – leurs appartenances communautaires et religieuses. Dans un pays qui rassemble 18 confessions, les socialistes – notamment – militent en faveur d’un régime laïque permettant une coexistence pacifiée.

En conclusion du séminaire, Gwendal Rouillard les a invités à élaborer un projet rassembleur qui réponde concrètement aux attentes de la population et des jeunes : emploi, éducation (rôle de l’Université libanaise), logement, protection sociale, etc.

enfants LibanVisite au camp de réfugiés palestiniens de Bourj-Al-Chamali (Tyr – sud Liban)

Quelques minutes après l’assassinat du député Gebran Tueini, Gwendal Rouillard et Joseph Tohmé ont visité le centre Les Jardins de la Paix à Saïda (centre éducatif pour jeunes déficients mentaux) et le camp de réfugiés palestiniens de Bourj-Al-Chamali. Ils ont notamment revu Mohammed Al-Joumaa – Directeur du centre socio-culturel au camp et responsable du groupe Guirab, qui s’est produit l’été dernier au Festival interceltique de Lorient. (Rappel du 1/09/05)

Sur 150 000 Palestiniens habitant au Liban, 10 000 personnes survivent dans cette enclave proche de la frontière israëlienne. Malgré l’engagement de l’ONU et des progressistes libanais, la misère permet au Jihad islamique de prospérer au détriment du Fatah créé par Yasser Arafat. Cette jeunesse palestinienne attend donc avec impatience la reconnaissance d’un statut de citoyen à part entière par l’Etat libanais. (cf. édito)

Pour plus d’infos :

Site Internet de Localiban

Site internet du centre culturel (anglais)

Vous pouvez partager via :
error20
Posted in Histoire.