Loi Blanquer : Une réforme problématique

Annaïg Le Moël-Raflik est intervenue au nom du groupe socialiste lors du conseil municipal de Lanester du 16 mai 2019 au sujet d'un voeu relatif à la loi Blanquer.

« Avec ma collègue Sophie Hanss, toutes deux représentantes de la ville dans les conseils d’écoles, nous avions fait remonter dès le mois de mars les interpellations des parents et des enseignants et nous nous étions aussi interrogées sur l’opportunité d’un vœu parce que cette loi est pour nous sortie d’un chapeau, avec un calendrier au pas de charge pour le ministre Blanquer. Méthode qui marque probablement ce qu’est devenu aujourd’hui le macronisme dans toutes les fonctions publiques et qui nous confirme que le passage en force, sans concertation avec les corps intermédiaires, syndicats, associations, fédérations de parents d’élèves, devient la méthode employée.

D’ailleurs cette nuit, un amendement fusionnant les différentes instances représentatives des fonctionnaires vient de passer. D’un côté, j’avais cru comprendre dans mes expériences aux conseils d’écoles, que pour un enseignant  ce n’était pas facile de saisir un CHSCT lorsque l’on était confronté à un danger grave et imminent.

Bref les récentes annonces liées à la loi peuvent laisser penser que le jeu serait déjà terminé. Mais la présence des parents, nombreuse ici dans cette salle, nous prouve qu’il faut aussi leur donner toute leur place à l’école. La verticalité exprimée à travers cette loi sans concertation, sans ancrage territorial, me fait dire qu'heureusement nous avons ce vœu pour pouvoir prendre connaissance de ce problème politique.

De nombreux enseignants du 1er degré pensent que nous allons aller vers la fin des directeurs et des directrices. Le signal transmis aux co-éducateurs est quand même mauvais et bien difficile à défendre. Un rattachement aux collèges, s’il peut apporter des solutions à certains problèmes, ne résoudra certainement pas les difficultés rencontrées notamment en matière de proximité, d’accompagnement social ou éducatif.

Quand on sait que sur nos territoires, une assistante sociale de collèges est déjà partagée parfois entre 2 voire 4 établissements, je ne pense pas que l’on pourra la solliciter pour nos écoles primaires.

Pour le Parti Socialiste, c’est bien la continuité des apprentissages et de l’acquisition des différents socles qui doit primer et pas seulement les apprentissages fondamentaux.

C’est pourquoi nous apportons un soutien total aux enseignants et également aux parents qui s’inquiètent des conséquences de la loi Blanquer sur l’éducation et l’instruction de leurs enfants.

Nous rappelons qu’au Parti Socialiste, nous avons toujours fait de l’éducation une priorité afin de garantir le droit à la réussite pour tous et nous nous engageons, toutes les 3, à relayer les préoccupations aux deux groupes parlementaires socialistes. »

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