TEXTE #4 : L'UNION ET L'ESPOIR1er signataire : Emmanuel MAUREL

Chers camarades,

Nous sommes dans un congrès du Parti socialiste, un congrès qui doit redonner une orientation politique à notre parti qui souffre cruellement d'en manquer, dans un contexte où nous sommes entrés dans le quinquennat avec tous les pouvoirs ou presque (Présidence, Assemblée nationale, Sénat, moyennes et grandes villes, régions et départements). Nous en sortons quasiment dépouillés de tout : il n'y a pas d'équivalent historique en France d'une telle dégringolade électorale et structurelle d'un parti politique, d'un parti de gouvernement qui plus est.

Ne nous trompons pas de sujet, de moment et d'enjeux... Nous ne sommes ni dans une primaire, ni dans une élection présidentielle, ni à la veille de conduire une campagne électorale nationale ou de revenir au pouvoir. Gardons nous à ce stade des catalogues programmatiques ; le projet socialiste, le programme que nous proposerons, nous devrons le construire avec les militants en dialogue avec nos concitoyens. Par contre, il est bon de dépasser l'énoncé de simples généralités aussi généreuses soient-elles.

Le texte "L'Union & l'Espoir", dont le premier signataire est Emmanuel Maurel, a évité ces deux écueils: il fixe un cap stratégique – celui de travailler au rassemblement de la gauche –, il offre aux socialistes la possibilité de sortir de l'ambiguïté sur notre bilan et de sortir de l'ambiguïté face au nouveau pouvoir qui n'est rien d'autre qu'une nouvelle nuance de droite.

Au sortir de son congrès, avec “L'Union & l'Espoir”, les socialistes pourront dire quelle vision du monde, de la société ils ont, quelles pistes ils proposent pour les transformer, avec des axes forts de mobilisation immédiate. C'est indispensable pour que nos concitoyens nous reconnaissent à nouveau, qu'ils comprennent à nouveau où nous nous situons et pour quoi nous nous battons. C'est essentiel pour être à nouveau au cœur de la gauche et remettre tout le monde autour de la table afin de reconstruire le rassemblement, condition nécessaire pour gagner et gouverner à nouveau.

Gérard OLLIVIER, le 19 février 2018

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