Parcours de militante : Ghislaine Le Beller

Pourquoi es-tu rentrée au parti socialiste ?

J’ai toujours été socialiste dans l’âme, mais j’ai beaucoup vécu à l’étranger et, pendant 15 ans à Genève, mon statut de fonctionnaire internationale m’interdisait de militer pour un parti politique. Une fois arrivée à Lorient, il m’a fallu le temps de m’installer, d’apprivoiser la ville, de faire des connaissances et aussi le courage de pousser la porte de la Fédé. Et oui, le courage ! Un jour de janvier 2013, j’ai enfin osé, Véronique m’a accueillie avec la gentillesse et le professionnalisme qui la caractérisent. Et depuis, certaines des rencontres que j’y ai faites ont renforcé mes convictions.

Quelle personnalité t’a le plus marqué au Parti socialiste ?

Je dirais Lionel Jospin par son sérieux, sa constance et son abnégation aussi quand il a déclaré quitter la vie politique lorsque nous avons perdu la Présidentielle en 2002. Mais, à titre personnel, ma reconnaissance va à Pierre Mauroy qui m’a fait protéger lorsque je suis partie au Chili en 1984 pour des raisons familiales ; je sais qu’il se renseignait régulièrement sur ma sécurité et était prêt à intervenir en cas d’incident … ça, je ne l’oublierai jamais.

Quel est ton meilleur souvenir comme militant ?

Certaines périodes de tractage et de porte à porte avec des camarades motivés qui contribuent grandement à forger le ciment d’une section, d’une fédération.

Quel est ton pire souvenir militant ?

Un mail reçu au soir du 11 mai 2017 de notre candidat aux Législatives Gwendal Rouillard, qui nous informait qu’il quittait le Parti Socialiste pour rejoindre LREM, et tout ça après une campagne dans laquelle nous nous étions tous fortement investis et dans laquelle je m’étais beaucoup impliquée.

Comment vois-tu l'avenir du Parti ?

Tout à fait honnêtement, je ne sais quoi en penser pour le moment ; je remarque juste que le Parti recommence à jouir d’une reconnaissance tant des autres Partis que des médias. Doucement, nous allons reprendre notre place je l’espère, dans l’échiquier politique. J’en veux pour preuve les demandes, tant au national qu’au local, d’autres Partis qui nous invitent à l’unité et au rassemblement, et ça fait chaud au cœur. À titre personnel, je suis et resterai Socialiste et coûte que coûte, je défendrai mon Parti. Je n’ai nullement l’intention d’aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte.