Et si on pensait le monde de demain…aujourd’hui ?


Le constat du Giec dans son dernier rapport se veut alarmiste sans être pour autant pessimiste. En clair, il nous reste 2 ans pour enclencher les réformes empêchant une augmentation de la température globale de la Terre de 1,5 degré d’ici à 2050. Sachant que si rien n’est fait ce seuil pourrait être atteint dès 2030 soit dans 11 ans, autrement dit pas grand-chose à l’échelle d’une vie humaine. Ce cri d’alarme nous amène donc à penser dès maintenant la société dans laquelle nous voulons vivre demain.

Des solutions existent déjà et il faut les développer

Les énergies fossiles sont condamnées à plus ou moins long terme. Il nous faut donc trouver des solutions pour remplacer ce type d’énergie. Il en existe déjà dans de nombreux domaines, l’idée d’une énergie propre c’est des voitures électriques, ou des voitures roulant au carburant végétal, comme le colza. Les constructeurs automobiles, sans doute effrayés par la disparition prochaine des hydrocarbures, ont mis du temps à se mettre à construire des modèles capables de rouler en tout électrique ou bien en modèle hybride.

Cela nécessite évidemment un engagement complet de la part de tous les pouvoirs publics et pas uniquement étatique. On remarque d’ailleurs que ces dernières années les collectivités locales jouent davantage le jeu du respect de l’environnement dans leur action publique. Développer une unité de recyclage des biogaz des déchets (La Vraie-Croix) ou encore des usines de méthanisation non loin des élevages comme à Guilliers ou 120 vaches fournissent la consommation annuelle de 40 foyers.

Si le solaire n’est plus vraiment une filière d’avenir pour l’heure, trop gourmand en surface pour une efficacité variable et surtout difficultés de recyclage, il ne faut pas négliger en Bretagne les atouts qui sont les nôtres. La mer peut nous apporter de l’énergie. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la région autour de Groix et Belle-Ile avec un parc éolien en construction pour 2021.

Par ailleurs, une entreprise canadienne qui compte Bill Gates parmi ses actionnaires, Carbon Engineering,  a développé une technologie permettant de capter le CO2 dans l’air et de le transformer en carburant synthétique. Le coût de cette opération est désormais de 80 euros la tonne laissant augurer des perspectives prometteuses pour l’avenir.  

Chacun doit aussi changer ses habitudes

Mais les pouvoirs publics même s’ils doivent continuer d’investir plus encore dans les nouvelles technologies et la recherche pour trouver des solutions environnementales viables (exemple : recyclage des déchets nucléaires, produits écoconçus), chacun doit se poser la question de son action pour la planète. Le triage des déchets doit être encourager, les consommations alimentaires doivent évoluer. Moins de viande ou en tout moins provenant de mammifères. Qui sait nous seront peut-être plus tard des consommateurs de soja ou encore d’insectes d’élevage.

Loïck Mercier 

 

En complément :

→ L’or bleu : Un potentiel sous-exploité, Article d'Odette Herviaux pour le Rappel n°169