« Produits bio et locaux en restauration collective » : Pourquoi ne pas avoir une stratégie alimentaire territoriale ?

Proposition de texte – La Ruche Socialiste

D’ici à trois ans, les restaurants scolaires devront utiliser 50% de produits locaux ou « labélisés » dont 20 % de produits issus de l’agriculture biologique.

Un « engagement présidentiel ambitieux », selon un ancien ministre de l’agriculture ; peut-on lire ici ou là !

Mais, pourquoi donc imposer le bio dans les cantines ? me disait très récemment un agriculteur « conventionnel » local !

Je me pose aussi une première question de savoir comment cette mesure pourra être mise concrètement en œuvre en 2022 et comment mettre en synergie « des mondes » qui se parlent peu ?

Facile ! Me direz-vous car ça ne touche aucun problème pouvant contrarier les lobbies et plus particulièrement celui de l’Agro-alimentaire. En effet, les lobbies sont tellement puissants dans une économie libérale que les modifications acceptées par l’industrie agro-alimentaire sont marginales et surtout elles ne portent jamais directement sur la consommation de masse.

Mais avec l’introduction du bio en restauration collective d’ici peu, cela pourrait bien changer.

Alors là en bout de course, on retrouverait les grandes chaînes de distribution traditionnelles, celles de la restauration collective commerciale. Eux commencent à prospecter. Et nous on peut aussi se poser légitimement la question aussi de savoir comment on atteindra - dans la proximité - la mise sur le marché de légumes, d’œufs, de viande possédant les qualités requises et je ne parle pas des quantités. Comment trouver des matières premières (pour plus de 800/1000 rationnaires au Lycée de Questembert par exemple), à des prix convenables dans un environnement proche.

Et puis nous au Parti Socialiste, disons : avant d’éventuellement construire des projets alimentaires territoriaux (PAT) élaborés de manière concerté dans nos territoires, faisons un état des lieux, un bilan de l’existant.

En gestion directe ou concédée, la maîtrise des objectifs alimentaires est entre les mains de multiples acteurs. Y compris en cas d’externalisation, les entreprises et collectivités sont responsables des cahiers des charges et des appels d’offres qui définissent des objectifs, des exigences et un prix. (Extrait du rapport économique sur l’ancrage territorial sur l’alimentation) par Madame Brigitte ALLAIN.

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