Questembert : Boulevard Pasteur, tant de bitume !

Cet article s’inscrit dans une volonté de faire partager des points de vue sur des politiques locales qui posent des questions là où elles émergent, mais pas seulement.


Article publié le dimanche 19 août 2018, par Paul Paboeuf sur le site de l’opposition municipale de Questembert : http://www.questembert-creative-solidaire.org


Les travaux étaient annoncés dans le magazine municipal ; ils étaient nécessaires, ils sont maintenant achevés. C’est bien, mais n’aurait-on pas pu imaginer une solution moins noire, plus verte, plus douce ?

PNG - 214.2 ko
Les travaux annoncés

Des avenues américaines ?

Cette portion du boulevard Pasteur, comme d’ailleurs l’avenue de Verdun, ont été dessinées dans les années 60, dans des proportions qui les font ressembler aux grands boulevards des très grandes villes. Des dimensions qui sont aujourd’hui vues comme déraisonnables. Quinze à dix-sept mètres d’emprise.

PNG - 726.9 ko
Boulevard Pasteur, avenue de Verdun, grandes largeurs

A la fin des années 90, la municipalité, sur les conseils du CAUE et des services de l’État, avait confié une étude sur les entrées d’agglomération à Mme Mosbach, architecte paysagiste. L’étude est sûrement encore dans les archives de la mairie. Ses préconisations ont été mises en oeuvre au fur et à mesure des travaux de voirie, adaptées aux moyens et aux besoins : les giratoires des Écotais et des des Ardillacs, celui de Bel-Air dans sa grande simplicité, avant qu’il ne devienne est « décoratif ». Le traitement de l’avenue de la Gare à partir du Pont-Digo s’inspire des mêmes principes.

Plus récemment, la communauté de communes avait conduit une étude sur la requalification de la RD 5 (l’avenue de la Gare !), étude réalisée par Territoires en Mouvement… en liaison avec le conseil général/départemental. L’image ci-dessous donne une idée de ce qui aurait pu être fait dans la portion rénovée du Boulevard Pasteur.

PNG - 161.1 ko
Principe de profil en travers (agglomération)

Comme on le voit, on peut réserver une voie de 6 m à la circulation des voitures, et, en plus, des places de stationnement, des voies cyclables et des trottoirs, et même des plantations hautes et basses !

Mais ça aurait coûté plus cher ?

Peut-être ; c’est un sujet qui aurait pu être étudié, débattu, en comité consultatif Travaux. Il est vrai que le comité doit se contenter d’apprendre ce qui a été décidé avant ! Et dites-vous bien que cet aménagement est là pour 20 ans au moins, sauf à casser ce qui sera presque neuf ou en bon état. C’est durable, mais pas très raisonnable ! Et qu’on en vienne pas nous rappeler que les finances communales sont tendues du fait de la construction de l’école : de tels chantiers, l’école et la voirie, sont des constructions faites pour durer et justifient le recours à l’emprunt…

Contre le changement climatique, verdir la ville

Tout cela est bien dommage, car vous avez là un modèle d’aménagement qui remonte aux années 60 (du patrimoine ?) pensé pour le « tout voiture » et qui ne tient pas compte des réflexions urbanistiques d’aujourd’hui.

D’autant que Questembert Communauté – et Questembert donc – a lancé un plan climat air énergie territorial (PCAET). Lire ici et des informations et réflexions sur le sujet. Parmi les objectifs de ce PCAET, il y a la limitation des consommations d’énergie, la réduction des émissions des gaz à effet de serre, la lutte contre le changement climatique. Ces objectifs sont intimement liés… et l’aménagement du boulevard Pasteur coche toutes les cases de ce qu’il ne faut pas faire !

Voir ci-dessous un article sur la végétalisation comme moyen de rafraîchir la ville, un article publié, il y est vrai, au plus fort de la canicule, mais qui est très éclairant :

Végétaliser pour lutter contre le réchauffement climatique

Faute de réflexion, d’anticipation, notre commune est passée à côté d’une belle opportunité. Si seulement, c’était la seule fois.

Vous pouvez partager via :
20
Publié dans Non classé et avec comme mots clés , , .