Union de la gauche : Pourquoi le temps des compromis est venu 

6,19% et la 6ème place aux européennes.

Sale temps pour la gauche disent certains. En vérité sale temps pour les partis traditionnels.

Les résultats des européennes ne sont malheureusement pas une surprise.

La question est alors de se demander quel comportement adopter à la suite de ce résultat. Que voulons-nous en faire ?

Beaucoup expriment leur méfiance à l’égard d’un rassemblement des gauches et pourtant il est chaque jour plus évident que c’est la seule solution envisageable. L’union ne veut pas dire renier nos valeurs mais au contraire construire à partir de valeurs communes. Notre division sera notre fin. Nous devons construire un projet de gouvernement qui nous rassemblera, il nous faut nécessairement passer par des discussions et chercher des compromis pour construire une force d’opposition au Rassemblement National et à En Marche qui soit crédible. Seuls, nous allons offrir la victoire à ceux qui balayent nos valeurs et les écrasent. La gauche a toujours connu des rassemblements, a toujours su se renouveler quand elle était face à un mur.

Mettre les ego de côté

Nous sommes au pied du mur ! Le PS, seul, n’est pas assez grand pour franchir ce mur ; de même que les autres partis de gauche ne le sont pas non plus. Le Parti socialiste ne peut pas se permettre de tourner le dos à d’autres partis de gauche qui ont les mêmes résultats qu’eux. Si des divergences nous séparent, il convient de valoriser ce qui nous rassemble. La défense des libertés primordiales, le combat contre les inégalités, la lutte contre l’ultralibéralisme, L’écologie, les mêmes droits pour tous, une démocratie qui offre la possibilité à chaque citoyen de s’investir dans la vie politique voilà l’identité de gauche que nous voulons porter. Pour reconstruire, il nous faut abandonner toute idée hégémonique et laisser de côté nos rancœurs. Je finirai sur quelques mots que j’emprunte à Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis. » Mettons derrière nous le temps des combats d’ego et enrichissons-nous d’un projet commun, un projet citoyen, un projet social et surtout un projet de gauche !

Sarah JORON

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