CP / Fédération : « Redonnons confiance à nos filles, nos femmes, nos mères et nos sœurs »

Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, rappelle chaque année, s’il en était besoin, l’existence du fossé d’inégalités entre les femmes et les hommes. Il commence dans les cours d’écoles, s’insinue inconsciemment dans l’éducation familiale, est flagrant au sein de notre société, et perdure dans nos prises en charge en matière de santé (parcours plus chaotiques, plus longs, cohortes majoritaires de patients masculins pour les essais cliniques...). Il se manifeste très bien, par exemple, quand on invite les petites filles à ne pas prendre trop de risques... Devenues adultes, il leur est logiquement moins aisé de demander une augmentation de salaire ou de créer leur entreprise.

La légitimité d’une femme dans certains corps de métier est encore plus longue à acquérir que celle d’un homme. Les femmes retraitées obtiennent aussi 42% en moins de droits à la retraite. Sans parler bien sûr des meurtres, violences, viols, intimidations, insultes qui sont majoritairement subies par les femmes en France.

Tout cela n’encourage pas la confiance en soi. Au monde. Redonnons confiance à nos filles, nos femmes, nos mères et nos sœurs. Nous ne pouvons pas nous passer de la moitié de l’Humanité. L’une ne peut grandir sans préserver l’autre.

Le scrutin départemental, via l’instauration du binôme paritaire sous le quinquennat de François Hollande, a constitué une avancée concrète pour l’égalité femmes-hommes dans le domaine politique. D’autres actions, dans d’autres pans de la société, doivent suivre. C’est notamment pourquoi nous avons fait de la lutte contre les violences faites aux femmes l’une de nos priorités programmatiques pour le prochain scrutin départemental.

Face à une crise sanitaire, économique et sociale qui amplifie les inégalités et conduit à une hausse de la pauvreté, les socialistes morbihannais·es entendent porter avec d’autant plus de conviction les valeurs qui fondent leur engagement. C’est donc dans le même esprit que nous avons installé un secrétariat fédéral à l’égalité et la lutte contre les précarités, confié à Sandrine Berthier (photo ci-contre), qui envisage cette question d’une manière transversale.